Débats publics, conférences, tables rondes, publications d’études et d’articles de presse… Personne n’ignore plus que l’échéance quant au choix du tracé de la Ligne Ferroviaire à Grande Vitesse Paris-Orléans-Clermont Ferrand (LGV POCL) approche. Nous sommes à 10 ou 15 ans de voir s’implanter cette infrastructure majeure pour nos territoires.
Avec mes collègues élus du Roannais, avec les partenaires économiques, nous ne ménageons pas nos efforts pour que le TGV passe par Roanne, pour convaincre de ce qui est pour moi une évidence.
L’arrivée du TGV à Roanne aurait un impact considérable pour notre ville : en venant conforter une dynamique d’attractivité déjà à l’œuvre (Roanne est 3ème au plan national dans le classement des agglomérations moyennes les plus attractives[1]), cette infrastructure doit nous permettre de développer tout notre potentiel, de relever les défis qui nous attendent.
Conforter le rôle du Roannais comme « territoire carrefour » des régions Bourgogne, Auvergne et Rhône-Alpes, s’ancrer durablement dans la dynamique métropolitaine Lyonnaise en tant que porte d’entrée à l’ouest, tirer définitivement un trait sur ces problématiques d’enclavement qui brident notre développement, renforcer encore notre attractivité, à la fois économique pour la création d’entreprises et donc d’emplois, et résidentielle pour attirer de nouveaux habitants, voilà les objectifs qui sont les nôtres.
Mais l’arrivée seule d’une infrastructure, aussi importante soit-elle, ne peut suffire à constituer un projet d’aménagement de nos territoires. Il nous faut absolument accompagner cette arrivée par nos décisions, par nos modes d’organisation, par notre projet de développement pour faire en sorte que la LGV ne soit pas qu’un « tuyau » mais qu’elle puisse irriguer véritablement nos territoires. C’est pourquoi nous nous préparons depuis longtemps déjà à cette échéance : à travers un livre blanc au niveau de Grand Roanne Agglomération sur les infrastructures de transport, grâce au Schéma de Cohérence Territoriale (SCOT) qui nous permet d’avoir un projet de développement durable à 30 ans, en intégrant également cette réflexion au cœur du débat actuel sur la réforme du schéma intercommunal.
Je voudrais dire enfin que nous ne pourrons pas gagner cette bataille sans une mobilisation la plus large possible des Roannais sur ce dossier. « Les plus grandes réussites sont celles que l’on partage », j’espère pouvoir compter sur toutes et tous pour donner corps à cette maxime, notamment lors du prochain débat public qui aura lieu en octobre prochain à Roanne.
[1] Classement réalisé par le magazine l’Entreprise, fin 2010
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