Ne faudrait-il pas remplacer le bouclier fiscal par un bouclier social ?
La crise ! Le mot peut paraître abstrait. Mais derrière le mot, combien de souffrance d’hommes et de femmes ! Salariés qui ont perdu leur emploi. Chefs d’entreprise qui voient soudain des années d’effort remises en question. Sans parler des familles qui vivaient déjà dans une certaine précarité et qui risquent demain de connaître vraiment la misère. On annonce pour 2010 plusieurs centaines de milliers de chômeurs supplémentaires en fin de droit. C’est notre devoir de secourir les uns, d’aider les autres à franchir ce cap difficile, de contribuer à rendre à tous une espérance.
Avec la crise ce n’est pas d’un bouclier fiscal pour les plus aisés dont nous avons besoin, c’est d’un bouclier social pour les plus démunis.
A Roanne nous essayons de lutter contre les effets de la crise.
Dans le bilan d’une collectivité, il n’y a pas que ce qui se voit. L’action d’une ville ne se mesure pas seulement au nombre de mètres cube de béton coulé dans l’année. La mise en place de politiques à l’égard de l’ensemble des habitants et dans tous les domaines d’action a bien autant d’importance.
En ce début de mandat je crois que nous avons su retrouver un équilibre perdu depuis plusieurs années, un équilibre entre les 2 axes complémentaires de l’action publique locale, entre le développement et la solidarité, entre le territoire et les hommes et femmes qui le composent. Il faut rendre le territoire attractif, développer l’économie, le commerce, l’artisanat, les infrastructures ; c’est une nécessité. Pour autant il ne faut pas oublier les hommes et les femmes, c'est-à-dire les conditions du vivre ensemble, la solidarité, la proximité, l’amélioration de la vie quotidienne des habitants. Moi, je ne les oublie pas !
Commentaires