Dimanche dernier, des inscriptions racistes ont été écrites dans l'enceinte du stade Giraud. Alors je veux le dire haut et fort de tels actes sont inqualifiables et feront chaque fois l'objet d'un dépôt de plainte de la part de la Mairie de Roanne. Je n’accepte pas les discriminations de quelque nature soient elles. Les injures racistes sont passibles de condamnations : elles doivent être condamnées. Ces actes doivent nous interroger sur la façon dont notre société intègre les différences, l'Autre différent. Il nous faut combattre les replis communautaires et identitaires. La République française est riche de ses diversités et de la place qu'elle donne à chacun sans considération de sexe, de race, de religion, d'appartenance ethnique ou d'âge.
Pour combattre les replis communautaires et identitaires, ne faudrait il pas commencer par remarquer le fort repli identitaire de la communauté turque de Roanne, lorsque par exemple elle vous invite à une "Fête "internationale" des enfants", ou en votre présence, des pans entiers de discours étaient tenus en turque ?
Étonnant dans une république censée ne reconnaître aucune communauté ?
Il est assez évident que les replis identitaires ne seront "énergétiquement combattu" que s'il s'agit de l'identité française (pourtant mourrante) qui ose encore se manifester, souvent maladroitement et sous l'effet de la colère. Ce qui est logique puisqu'on lui demande de ne plus être ni se souvenir de ce qu'elle est
Cette identité niée et blessée qui s'exprime dans la colère, bénéficiera t elle des effets excusants d'une explications sociologique mettant en lumière le pourquoi d'un tel ras le bol ?
Non, il ne faut pas s'y attendre
Le ras le bol des uns sera sempiternellement décrit comme du racisme et le racisme bien réel des autres, sociologiquement "expliqué" comme n'étant qu'un ras le bol, (à caratère social).
Cela fait bel lurette que le mot racisme ne sert plus qu'à pétrifier celui ou celle qui s'en trouve qualifié. Plus rien à voir avec son sens initial qui désignait le fait de hiérarchiser les races.
C'est justement parce que ce racisme là, le vrai, a été vaincu, qu'un nouveau sens lui a été donné. Pour l'utiliser comme levier et ainsi faire taire de légitimes remarques
Ce mot à vocation sidérante ne désigne plus que le mâle blanc moyen qui exprime (parfois de façon fort inélégante c'est vrai) son exaspération face au deux poids deux mesure, enfin à l'incroyable injustice de traitement auquel nous assistons entre français et français.
Les uns étant, par le biais de la stratégie de victimisation, définitivement plus français que d'autres, pourtant plus anciens par la lignée.
Le simple fait de se dire français de souche est devenue suspect. En être heureux ou fier vous vaut des remarques assassines.
Le métisse peut et doit se célébrer. Moi je suis français de souche, puis je me célébrer ?
Bien évidemment que non. Peut être avons nous là une des vraies raisons pour lesquelles on voit s'écrire de façon un peu désolante, certains propos inconvenants dans les stades ou ailleurs.
Rien à voir en "qualité" et en quantité avec le racisme anti français qui s'exprime ici ou là dans les propos de la jeunesse-richesse-pour-la-France ou encore dans le rap. Pour mille propos de xénophobie anti "blancos", anti "céfran", un seul anti allogène.
Le quel sera médiatisé ? Voyons voyons ...
Je ne cautionne pas les inepties de la détestation mais je n'en fais pas non plus une affaire politique. Dégrader un bien public est un délit.
Ne pas aimer les untels ou les untels n'est qu'une lubie.
Or si les politiques en font un tel fromage et une telle mission c'est bien parce qu'ils n'ont plus rien à dire, trop heureux d'avoir cette lutte de rien du tous à porter et à faire valoir.
Qui pourrait chanter le tube de Yannick Noah en le parodiant légèrement ainsi :
"Je suis français de souche, ethniquement homogène ouohoh, je suis français de souche et je n'ai qu'une seule couleur ouhoho"
Ça le fais moins n'est ce pas ?
Alors, pas de deux poids deux mesures ?
Sur ?
Rédigé par : François Tisserand | 11/12/2009 à 13:37